En quelques mots
Le projet Yakatenteh vise à créer un réseau de communes durables, soudées et solidaires face aux conséquences de notre monde thermo industriel. La zone ciblée est la partie sud de La Porte du Hainaut.

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Yakatenteh est une entreprise de développement, de coordination et de mise en place d’un plan de résilience local, social et solidaire. Ce plan vise à augmenter l’indépendance de la zone définie, à dynamiser le commerce de proximité, le tout en optimisant le bien-être des citoyens. Que les raisons soient politiques, économiques, environnementales, ce projet peut fédérer et donner un cap à la population.
La force de Yakatenteh est dans son approche systémique en s’appuyant sur 8 piliers :

Agriculture
Certaines limites planétaires ont été franchies à cause de notre système agricole productiviste. Yakatenteh propose de revenir à une agriculture plus raisonnée et dédiée au local :
- En développant une ceinture alimentaire autour des communes pour assurer une autonomie alimentaire de la région. Avec un accompagnement de la transition du secteur agricole vers de l’agroécologie.
- En aidant des jeunes à se lancer dans le maraichage grâce à la location de petits terrains inoccupés.
- En assurant un revenu aux agriculteurs grâce au développement du commerce local et grâce à un partenariat avec les cantines scolaires.
CoMMERCE LOCAL
Comment redonner vie aux commerces de proximité ? La clef est dans la création et la mise en place d’une monnaie locale complémentaire.
Valable uniquement dans la zone du plan de résilience, elle permettra de conserver la richesse sur ce territoire. Les commerces qui adhèrent à une monnaie locale augmentent en moyenne de 8 à 16% leurs chiffres d’affaires.
Une fois le réseau créé, il sera possible de mutualiser certains coûts ou investissements. Par exemple pour la mise en place d’un réseau commun de consignes pour le verre.
SENSIBILISATION
Minimiser les risques de notre avenir ne nous aidera pas à planifier un plan de résilience. Il est important d’être conscient des limites pour pouvoir adapter notre réaction vers un avenir plus soutenable.
Une part importante de ce plan de résilience se basera sur la sensibilisation des élus locaux, des enseignants et des citoyens.
Que ce soit sur l’état général de notre planète, sur notre dépendance aux énergies fossiles, ou sur des gestes très simples (compost, récupération d’eau de pluie …), nous aurons besoin d’un collectif éclairé pour avancer ensemble dans la même direction.
CULTURE DU RISQUE
La dérive climatique en cours est un exhausteur de catastrophe naturelle. Nous le constatons tous, la fréquence et l’intensité des sècheresses, des inondations, des incendies et des vents violents augmentent au fil des années.
A l’image de la formation premier secours pour la santé, chacun doit être formé sur les gestes de base à connaitre en cas de catastrophe naturelle.
URBANISME
Chaque commune possède des bâtiments municipaux. En échange de la rénovation et de l’entretien de locaux inoccupés, les mairies pourraient proposer un espace pour le développement :
- d’une épicerie locale
- d’une pépinière de projets
- d’un repair café
- …
Ou tout autre projet qui répondrait aux critères du plan de résilience local social et solidaire.
TRANSPORT
Selon le directeur du Shift Project et auteur du livre « Or noir, l’histoire du pétrole », Matthieu Auzanneau :
« La voiture de demain, c’est le vélo »
Le projet est basé sur une zone très particulière. Elle forme un cercle avec un rayon équivalent à une distance de 30min à vélo.
Une des voies de développement du projet sera donc basée sur le développement du réseau cyclable et permettra ainsi le développement d’entreprises de livraison ou de transport à vélo.
BIODIVERSITe
Moins médiatisée que la dérive climatique, la crise de la biodiversité n’en est pas moins grave. En 30 ans, 80% des insectes volants ont disparu en Europe.
Ce constat n’est pas fataliste. Nous avons les moyens d’agir localement. Cette partie du projet sera étroitement liée à la mise en place de l’agroécologie avec ses cultures à taille humaine séparées par des haies propices au développement de la biodiversité ou par la réduction d’intrants chimiques.
Elle ne sera pas seulement liée au changement de paradigme de l’agriculture. Mettre en place des forêts urbaines ou éviter la taille des arbres trop tôt dans l’année peuvent également être des gestes simples et bénéfiques.
LEGISLATION
Les communes ont encore un pouvoir important. Pourquoi ne pas être pionnier et passer un message fort aux citoyens ?
En rendant obligatoire l’utilisation de matériaux biosourcés dans les marchés publics (structure bois et isolation naturelle). En permettant une autre vision de l’habitation grâce à un décret autorisant l’installation d’habitats légers sans fondations. En facilitant l’accès à la publicité pour les commerces locaux.
Des gestes simples peuvent également être instaurés dans chaque commune, la mise en place d’un compost communal ou d’une poubelle à déchets organiques. Le contenu pourra être partagé pour fertiliser les sols des particuliers ou agriculteurs.
Le plan de résilience local, social et solidaire est un projet précurseur et transversal. Il crée de l’emploi, revalorise le travail local, il est fédérateur, il assure les besoins primaires des citoyens, le tout en protégeant la biodiversité.
