Genèse du projet


J’ai longuement hésité à créer cette page. Si je le fais c’est parce que je me suis dit que cela pourrait inspirer d’autres personnes. Avant de lire la suite, ayez en tête que ce projet pourrait être créé près de chez vous.


Quelques étapes de mon parcours :

Si vous n’avez pas le temps ou l’envie de tout lire, voici un schéma qui résume mon parcours jusqu’à la création de Yakatenteh :

Si vous avez envie d’en savoir un peu plus, alors lisez la suite :

Je m’appelle Baptiste Thieffry. A l’heure où je crée ce site web (20/03/2023 16h07) j’ai 28 ans. Le début de mon parcours scolaire est assez classique. Après les classes préparatoires à Valenciennes, je suis entré en école d’ingénieur à l’ENSTIB (Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois) à Epinal (1).

Pendant mon cursus, j’ai été amené à faire un stage à l’étranger. Je me suis donc rapproché d’une ONG à Oxapampa au Pérou : le CDS (2). Cette organisation cherche à préserver la forêt Amazonienne et à promouvoir des moyens alternatifs dans la construction ou l’agriculture. Ce stage fut une expérience très enrichissante et m’a sûrement planté une première graine dans la tête. Après ce stage, j’ai continué mes études en me spécialisant dans la construction bois.

J’ai suivi le chemin tout tracé devant moi en intégrant un bureau d’études spécialisé dans la construction bois, le bureau Ney&Partner’s WOW à Namur en Belgique (3). Je me suis senti très vite à l’aise dans cette entreprise. Nous avions de beaux projets, une super équipe. J’étais épanoui au travail.

Et puis une conférence de Jean-Marc Jancovici est venu dévier le chemin qui m’était prédestiné (4). Ce fut le début d’un cercle sans fin de prise de conscience sur l’état réel de notre monde thermo-industriel.

Après une période difficile mentalement, où tous mes idéaux ont dû être remis en cause, j’ai commencé à chercher un moyen d’agir à mon échelle. Mon travail dans la construction bois avait certes l’avantage d’être basé sur une ressource biosourcée et renouvelable ; il restait cependant dans le même paradigme du « toujours plus » (toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus vite) ; avec un impact important sur l’artificialisation des sols et donc sur la biodiversité.

J’ai donc commencé à chercher une alternative qui me permettrait de donner du sens à mon travail.

Au fil de mes recherches, de mes lectures et de mes rencontres se sont dessinés les contours d’un projet de préparation à la décroissance. Car oui nous parlons bel et bien de décroissance. C’est-à-dire planifier en conscience ce qui pourra être conservé et ce dont il faudrait apprendre à se passer.

J’ai été tenté par des projets d’écolieux en autonomie complète, mais je me suis rapidement retrouvé confronté à des problèmes insolubles. J’en suis donc arrivé à la conclusion que l’autarcie ou l’isolement sont des impasses. La clef est dans la coopération, et c’est là notre force.

J’ai démissionné à la fin de l’année 2022 pour me consacrer à ce projet.

Ma commune fait partie de la zone ciblée par le projet. C’est d’ailleurs la principale raison du choix de cette zone. Je suis particulièrement attaché à la région, et j’aimerais mesurer directement les résultats des actions engagées.

N’ayant aucune expérience dans l’entreprenariat, j’ai décidé de me lancer sous le statut d’entrepreneur-salarié sous l’égide d’une CAE (Coopérative d’Activité et d’Emploi). J’ai choisi de travailler avec Coopconnexion basé à Lens (5). Avec elle, j’ai pu créer administrativement l’entreprise Yakatenteh.

Nous voilà maintenant au début de l’étape n°6, aux balbutiements du projet Yakatenteh.

Vous pourrez suivre les avancées du projet sur ce site web, ou sur nos réseaux sociaux.